Exposition de Stéphane Bérard aux Beaux Arts de Paris

Par Louis Collet

Si j’étais président de la république en fin de mandat, je me préparerais à partir en planche à voile certifiée Daesh.
Si j’étais président de la république en fin de mandat, je donnerais les dernières directives d’Etat et j’essayerais quelles soient pour le moins originales.
Si j’étais président de la république en fin de mandat, je calerais la porte des toilettes de l’Elysée avec un confessionnal parce qu’il est évident qu’inverser la courbe du chômage avec une porte qui grince, c’est une entreprise ardue.
Si j’étais président de la république en fin de mandat, j’adopterais un tapis de prière de survie car comme tout bon président qui se respecte. La chute c’est bien mais l’atterrissage c’est plus compliqué.

stephane berard galerie eva meyer

Mais comme je ne suis pas président, je préconise plutôt de consulter le travail de Stéphane Bérard, artiste français polymorphe pour lequel l’invention est un mode d’intervention critique.
Entre performance, pratique protéiforme et processuelle le travail de Stéphane Bérard s’intéresse à tous les secteurs que l’art a investis au tournant du vingtième siècle (design, mode, architecture, cinéma, son et chanson).
Au croisement de la littérature, de la performance, du film, de la poésie, mais aussi de la musique, Stéphane Bérard, en vingt ans, a réalisé sept longs métrages, sept albums, cinq livres, une multitude de performances et de collaborations ainsi qu’une dizaine d’expositions personnelles.

Rendez-Vous donc aux Beaux-Arts de Paris – 14 rue Bonaparte 75006

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